• 20.

    J'abuse de l'ironie de la situation pour lui tirer les vers du nez, tout en accompagnant ma phrase d'un sourire taquin:

    - En tant que ton élue, j'ai le droit de tout savoir !

    Il sourit à son tour, visiblement rassuré que je prenne désormais ce quiproquo avec humour. Puis, il se lance dans une explication:

    - Quand le succès a frappé à la porte de l'entreprise, mon grand-père a tout de suite fait venir mon père auprès de lui. Il l'a formé à ses méthodes afin qu'il soit capable, le moment venu, de lui succéder à la tête de la société.

    - Et il voudrait faire la même chose avec toi ?

    - Oui. Sauf que personnellement, ces histoires de grands patrons ne m'intéressent pas. Je voudrai réussir par moi même, et non pas devoir être redevable de tout ce que je possède envers ma famille. De surcroît, je rêve de pouvoir vivre de ma passion pour le dessin. J'ai validé mes études dans l'architecture et désormais, j'aimerai intégrer une grande école d'art.

    J'aime la force qu'il met pour défendre ses convictions.

    - Ton grand-père semble espérer que je réussisse à te faire changer d'avis ...

    - Oui, c'est ce que j'ai cru comprendre. Il estime que je gâche mon potentiel et ne veut pas entendre que je refuse la chance de me retrouver si jeune aux commandes d'une entreprise florissante.

    - Comprends le !  S'il n'est parti de rien et qu'il a tout battit par lui même, t'offrir cette opportunité représente probablement beaucoup de choses pour lui...

    - J'en ai bien conscience, et bien sûr que je ne veux pas le blessé. Je sais tous les sacrifices qu'il a fait, tout le mal qu'il s'est donné. Il a consacré sa vie au travail.  C'est bien là le problème, car j'ai énormément de respect pour l'homme qu'il est, mais je n'ai pas les mêmes aspirations que lui.

     

    La porte s'ouvre, c'est Alexandre:

    - Monsieur Julian, mademoiselle Haily-jane, Madame vous attends dans le salon pour la rencontre.

     J'adresse à Julian un regard paniqué:

    - De quelle rencontre parle-t-il ?

    Il se frotte le visage avec les mains, puis me regarde d'un air mi-désolé, mi-amusé:

    20.

    - Ils ont du dire à ma grand-mère que tu étais là. Elle croit donc que le grand jour est arrivé. Ne t'inquiète pas, c'est une personne adorable. Ils sont dans leur monde, mais tous très gentils. Au fond, ils ne veulent que mon bien. Soit naturelle, tu es parfaite telle que tu es, je te promets que je ferai tout pour abréger cette entrevue.

     

    En effet, cette dame est d'une gentillesse extrême, et pendant une heure je me sens en famille avec ces inconnus qui me font l'honneur de m'accueillir à bras ouverts. Je ne dis rien au sujet de ma situation familiale, n'évoque pas ma fille non plus, mais je leur fais tout de même part de mes envies, mes ambitions... Et tous m'incitent à persévérer dans la voix que je sens être la mienne. C'est la belle-famille idéale.

    Seulement voilà ... Je ne suis pas celle qu'ils voient et ma vie n'est pas lisse comme ils le croient.

     

    C'est dans un état d'esprit particulier que je quitte cette grande demeure. Julian me raccompagne à pied jusqu'au portail, la promenade est enchanteresse:

    - Merci d'avoir joué le jeu. Si tu savais comme j'aimerai que cette situation soit mieux qu'une comédie. Je t'attendrai le temps qu'il faudra.

    - Je ne t'ai rien demandé Julian, ni rien promis. Et puis, tu sais que j'ai ma fille, je ne suis pas sûre que ta famille appréciera le contre-coup si les masques tombent.

    - Quoi qu'ils puissent en dire, tu es ici chez toi et elle aussi. Tout le monde à des secrets, je suis certains que les murs de cette maison en renferment des centaines.

     

    Je le quitte en lui promettant de le rappeler. Il faut juste me laisser un peu de temps pour digérer tout ça et faire le point du côté de mes sentiments.

     

    En arrivant à la maison, je n’aperçois pas Damien à son poste habituel. C'est à dire sur le canapé.

    En y prêtant un peu plus d'attention, je perçois des bribes de conversation en provenance de notre chambre. Mon instinct m'indique de poursuivre dans cette direction avec la légèreté d'une souris.

    20.

    "- Non je te l'accorde, mais j'aimerai savoir quand est ce que je serai convoqué ? Tu sais si une plainte a déjà été déposée ?"

    Seule la voix de Damien retentie, il à l'air d'être au téléphone. Je n'indique toujours pas ma présence dans l'appartement et tend de nouveau l'oreille.

    " - Tu restes mon seul allié dans cette histoire. Merci encore de ton aide, je te suis vraiment reconnaissant...

    ... Mais bien sur que je sais que j'ai merdé, qu'est ce que tu crois ? J'ai été trop con...

     

     

      • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

     ... Non elle ne sait rien. Je voudrai trouver une solution, parce que

     je suis certain que le jour où elle l'apprendra, 

    elle fera ses valises sur-le-champ.

     • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

     

     FIN DE LA PREMIERE PARTIE

    A suivre ...               

     

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  • Commentaires

    1
    Charlotte
    Mardi 10 Avril à 10:15

    Oh ça commence à devenir intéressant du côté de Damien ! Je me demande ce qu'il cache à Haily ...

    A bientôt

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