• 19.

     Alexandre me guide à travers le labyrinthe qui s'ouvre devant moi: Nous traversons trois pièces plus grandes les unes que les autres pour parvenir à un escalier de pierres donnant accès au niveau inférieur.

    Le majordome m'abandonne au milieu de cet escalier, en précisant:

    "- Monsieur n'estime pas ma présence opportune au-delà de cette limite, mais encore quelques marches et vous serez au salon."

    Je suis un peu surprise, mais le remercie chaleureusement pour sa bienveillance.

     19.

    Je descends donc les dernières marches. La salle dans laquelle j'arrive occupe tout un niveau de la maison.

    Quelques bougies sont disposées au sol, probablement destinées à m'indiquer le chemin à suivre. Ce tracé de lumière me conduit comme il se doit jusqu'à la cheminée.

     

     

    " - Enfin tu es là !"

    Je sursaute et fait volte face sur ma droite, d'où j'estime que provient la voix de Julian.

    Il est bien là, assis dans un immense fauteuil, habillé d'un costume probablement taillé sur mesure tant il lui va bien.

    19.

    Il tire sur sa cigarette et me sourit en recrachant la fumée blanche. Un vrai tableau de maître, il est magnifique.

     

    Je n'ose plus bougé d'un cil, littéralement fascinée devant tant d'allure, d'aplomb et de naturel. Et toujours ce regard ... Je me sens toute petite devant lui, au milieu de son territoire.

    Il se lève et s'approche un peu plus près:

    " - Après tant d'années, tu es devant moi."

    Mes jambes flageolent légèrement, je suis en colère contre moi-même de perdre à ce point mes moyens face à cet homme que je connaissais si bien.

    " - Où sommes nous ?"

    Sont les seuls mots qui acceptent de sortir de ma bouche.

    " - C'est la propriété familiale. Je ne sais pas si tu te souviens, mais à l'époque déjà les affaires de mon grand-père étaient prospères.

    - C'est peu de le dire, il possédait les trois quart de la ville.

    - Exactement! Eh bien, on va dire que ça a continué de bien fonctionner pour lui.

    - Je vois ça, c'est gigantesque."

     

    Je garde le nez en l'air, admirative du moindre détail de cet endroit. Julian me regarde faire sans rien dire pendant dix bonnes secondes, puis coupe le silence:

    " - Tu es belle. Tu as changé je trouve ... enfin je dirai plutôt évolué. J'avais quitté une fille pleine de rêves et d'espérances folles, pour me retrouver face à une jeune femme responsable, et mère de surcroît. 

    Il va me faire rougir s'il continu.

     " - Merci pour le compliment, mais tu tire peut-être des conclusions trop hâtives.

    - Je le sens comme ça. Je t'ai tellement eu dans mon coeur et dans ma tête pendant tout ce temps... J'ai l'impression d'avoir créé un lien très particulier avec toi. C'est inexplicable. Mais assied toi s'il te plait, nous avons de longues années à rattraper."

     Nous parlons longuement, ses phrases sont ponctuées de compliments aussi exagérés que tout ce que je vois autour de moi. Je reste encore impressionnée par l'ambiance de cette maison et par l'homme qu'il est devenu.

     

    Je suis assise dans ce fauteuil magnifique a l'écouter me dire tout le bien qu'il pense de moi, lorsque deux hommes d'un certain âge font leur apparition dans le salon. Je ne suis pas certaine qu'ils aient remarqué ma présence.

    " - Ah, fils, te voilà ! Nous parlions justement de toi."

    S'exclame le moins âgé des deux hommes tout en regardant Julian. 

    " - Papa, je ne suis pas seul."

    Lui répond sobrement Julian en me désignant de la main.

    Je me lève d'un bond comme si j'avais été prise en train de faire une bêtise:

    " - Bonjour messieurs."

    Ces hommes ont une telle prestance qu'ils m'en imposent malgré moi. Julian fait rapidement les présentations:

    " - Haily Jane, grand-père, mon père.

    - Eh bien mon fils, tu ne perds pas le nord."

    S'exclame d'un air taquin le papa en me serrant chaleureusement la main. il poursuit:

    " - Enchanté mademoiselle.

    - De même, mais nous nous sommes déjà rencontrés il y a quelques années, Julian et moi étions déjà amis.

    - Oui, maintenant que vous le dites, il me semble bien me souvenir qu'à l'époque Julian avait une amie dont le prénom marquait déjà singulièrement les esprits. Eh bien, tant mieux pour vous les jeunes si le hasard vous rapproche de nouveau."

     Je pense que la conversation va en rester là, mais à son tour, le grand-père fait un pas vers moi:

    " - Mademoiselle, votre présence ici non seulement réjouit mon vieux coeur, mais de plus elle honore notre famille. Le fait que Julian vous fasse passer la porte de cette demeure n'est pas sans signification pour nous... Enfin, je vous laisse discuter tranquillement, mais sachez que je compte sur vous pour lui remettre les idées en place."

     Je souris bêtement, ne sachant que répondre à ce discours auquel je ne comprends pas grand chose. Les deux hommes s'éloignent, Julian reprends la parole une fois certain qu'ils aient quitté la pièce:

    " - Désolé si tu as été mal à l'aise." 

    Me dit-il dans un profond soupir.

    19." - Est ce que tu peux m'expliquer ? Je crains de ne pas avoir bien saisi les mots de ton grand-père."19.

    Il soupir à nouveau:

    " - Il y a plus ou moins une règle dans cette famille... Enfin comment te dire ça ? Je n'ai jamais ramené de filles ici, si tu vois ce que je veux dire.

    - Tu n'as jamais présenté une de tes copines à ta famille ?

    - Non... Parce que pour ça il faudrait que je soit sur que ce soit la femme de ma vie, celle à qui je passerai la bague au doigt.

    - Quoi ?! Est ce que tu es en train de me dire que ton grand-père et ton père croient que tu me veux pour femme ?

    - Ils n'ont pas tout à fait tord.

    - Mais, enfin, ils pensent qu'on a une liaison ?! C'est absurde tu sais bien que j'ai déjà quelqu'un dans ma vie. 

    - Ils ne sont pas obligés de tout savoir.

    - Et si jamais je les croise dans la rue avec Damien ? Pourquoi tu m'as fais venir ici si la situation promettait de devenir compliquée?

    - Haily, je ne veux pas te vexer, mais dans quelle rue voudrais-tu qu'ils te croisent ? Ce sont les employés qui s'occupent des courses, et les endroits que fréquente ma famille ne sont probablement pas ceux où tu as l'occasion d'aller... Sans vouloir t'offenser, une nouvelle fois.

     

    Je me renfrogne, blessée de reprendre dans la figure que nous ne sommes pas du même rang social. Je sais qu'il ne le dit pas avec condescendance, mais me sentir inférieure à lui me donne l'impression qu'il ne me croit pas à la hauteur. C'est absurde au vue des nombreux compliments qu'il m'a fait précédemment, mais notre société nous conditionne de cette façon malgré tout. Il voit bien que je boude un peu :

    " - Ne te braque pas, s'il te plait. Je te rappel que c'est toi qui es venue tourner autour du portail cet après midi, si nous nous étions rejoins ce soir comme je te l'ai indiqué sur le message, tu n'aurai croisé personne.

    - C'est donc de ma faute maintenant.

    - Pas uniquement, mais du moins la conséquence de tes actes." 

     

    Ce n'est pas faux, mais un peu injuste aussi. Si je n'avais pas reçu de message, nous n'en serions pas la non plus. Un peu trop âgés pour jouer à qui se renverra la balle en dernier? j'enchaîne avec la dernière question qui me brûle les lèvres:

    " - Au fait, qu'est ce que ton grand-père voulait dire par J'espère que vous lui remettrez les idées en place ?"

     

     

    • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

    - Ça, c'est une longue histoire. 

    • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

     

    A suivre ...   

     

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  • Commentaires

    1
    Océane
    Lundi 26 Mars à 20:33
    Bon chapitre et toujours super les illustrations :)
    2
    Charlotte
    Mercredi 28 Mars à 13:32

    Sympa ce chapitre :) Quelques fautes d'orthographe mais ça fait plaisir de lire la suite des aventures d'Haily Jane avec ces jolies illustrations 

    A bientôt

    3
    charlotte
    Mercredi 28 Mars à 18:33

    Il est toujours aussi riche et sa famille croit toujours qu'ils vont se marier. 

    Je me demande si elle va quitter Damien pour lui, je suis sur qu'il doit attendre que ça ;) .

    Elle doit lui remettre les idées en place sur quoi ? Il veut quitter le travail familial pour faire l'armée ou autre chose ? Il veut vivre dans un autre pays ? 

    Vivement la suite. 

    Bibiche-loveserie

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